octobre 22, 2020

Le sport

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande, en règle générale, 150 minutes d’activité physique d’intensité modérée ou 75 minutes d’activité physique soutenue par semaine, ou une combinaison des deux. Étant donné la situation actuelle, l’OMS a donné quelques conseils pour y parvenir même sans équipement et dans un espace limité. Il existe aussi une multitude d’outils en ligne, gratuits et accessibles, destinés à encourager les personnes de tous les âges et de toutes les capacités physiques à rester actives et mobiles même à la maison !
« Le sport a le pouvoir de changer le monde, d’unir les gens de manière quasi-unique et de créer de l’espoir là où il n’y avait que du désespoir » disait Nelson Mandela. Il s’agit non seulement d’un droit fondamental, mais aussi d’un outil puissant pour renforcer les liens sociaux et promouvoir la paix, ainsi que la solidarité et le respect. Le sport est aussi essentiel au développement durable car il nous permet de vivre une vie saine et de promouvoir le bien-être de tous, à tous les âges, comme le souligne l’objectif de développement durable. Or, le sport peut nous aider à nous maintenir en bonne santé même en cette période de confinement. Grâce aux nouvelles technologies, à nos compétences individuelles uniques et à notre pouvoir collectif, nous pouvons nous mobiliser en ligne, faire appel à notre créativité pour nous aider et partager des conseils utiles pour améliorer notre santé et notre bien-être, grâce au sport et à l’activité physique même depuis nos foyers. Le sport a toujours joué un rôle important dans toutes les sociétés, que ce soit sous la forme de compétition sportive, d’activité physique ou de jeu. Mais on peut se demander : qu’est-ce que le sport a à voir avec l’Organisation des Nations Unies? En fait, le sport constitue un partenaire naturel pour le système des Nations Unies. Le droit d’accéder et de participer à des activités sportives et ludiques est reconnu depuis longtemps dans un certain nombre de conventions internationales. En 1978, l’UNESCO a décrit le sport et l’éducation physique comme un « droit fondamental pour tous ». Mais encore aujourd’hui, le droit de jouer et de faire du sport est souvent ignoré. Le sport est un ensemble d’exercices physiques se pratiquant sous forme de jeux individuels ou collectifs pouvant donner lieu à des compétitions. Le sport est un phénomène presque universel dans le temps et dans l’espace humain. La Grèce antique, la Rome antique, Byzance, l’Occident médiéval puis moderne, mais aussi l’Amérique précolombienne ou l’Asie, sont tous marqués par l’importance du sport. Certaines périodes sont surtout marquées par des interdits. Le terme de « sport » a pour racine le mot de vieux français desport qui signifie « divertissement, plaisir physique ou de l’esprit ». En traversant la Manche, desport se mue en « sport » et évacue de son champ la notion générale de loisirs pour se concentrer sur les seules activités physiques et mentales. La langue allemande admet aussi le terme « sport » et sa définition anglaise en 1831 ; la France en fait usage pour la première fois dès 1828. La frontière entre jeux et sports n’est pourtant pas très claire. La Fédération française des échecs fondée en 1921 reçoit ainsi un agrément sportif du Ministère de la Jeunesse et des Sports en 2000, mais uniquement parce qu’elle était une fédération « associée » au CNOSF. Certaines pratiques traditionnelles posent également problème : sport ou jeu ? La question reste encore ouverte. Le sport moderne se définit par quatre éléments indispensables :
-La mise en œuvre d’une ou plusieurs qualités physiques : activités d’endurance, de résistance, de force, de coordination, d’adresse, de souplesse, etc.
-Une activité institutionnalisée, ses règles tendent à être identiques pour l’ensemble de la planète
-Une pratique majoritairement orientée vers la compétition
-Une pratique fédérée (sous la tutelle d’une fédération sportive)
Ces piliers qui mettent surtout en avant l’organisation des différentes disciplines sportives n’excluent nullement les pratiques comme le sport-loisir, le sport-aventure, le sport-santé, le sport scolaire ou l’éducation physique et sportive. Si la compétition est prédominante, il existe toutefois d’autres formes de pratique mettant plutôt en avant le plaisir, la santé, l’éducation ou l’épanouissement.

1-Outil économique et social puissant
Le sport est un puissant outil pour renforcer les liens sociaux et promouvoir des idéaux de paix, de fraternité, de solidarité, de non-violence, de tolérance et de justice. La pratique régulière d’une activité sportive ou physique a un effet bénéfique sur la vie sociale et la santé. Non seulement elle a une incidence directe sur les aptitudes physiques, mais elle aide aussi les enfants et les jeunes à faire des choix sains, à rester actifs et à lutter contre les maladies non transmissibles. Un certain nombre d’études réalisées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont aussi souligné que l’exercice physique peut avoir un effet positif sur la santé mentale et les fonctions cognitives. Il améliore l’estime de soi et la confiance en soi et réduit la dépression et l’anxiété.

2-Le sport et la paix
Le sport peut aussi être utilisé comme un outil puissant pour prévenir les conflits et promouvoir une paix durable, car sa portée universelle lui permet de transcender les cultures. Dans sa contribution à la paix, il fournit souvent des environnements sûrs aux niveaux local et communautaire auxquels les participants prennent part en vue d’atteindre des objectifs communs et de promouvoir des intérêts communs, d’acquérir les valeurs de respect, de tolérance et de fair-play et de développer des compétences sociales. En tant que dénominateur commun et passion partagée, il peut établir des ponts entre les communautés, indépendamment de leurs différences culturelles ou des divisions politiques. En période de conflit ou d’instabilité, les activités sportives peuvent donner un sentiment de normalité aux participants. La pratique d’un sport permet aussi aux participants de divers horizons de réaliser qu’ils ont plus de points communs que de différences et de dissiper les images négatives que chacun avait l’un de l’autre. Cet outil essentiel permet aux communautés d’instaurer des liens sociaux qui ont contribué à promouvoir le rapprochement, le respect, l’entente mutuelle et le dialogue.

3-Le sport et le développement durable
Le sport s’est révélé être un outil économique pour promouvoir les objectifs de paix et de développement. Depuis l’adoption des OMD en 2000, et ensuite avec l’adoption du Programme de développement durable à l’horizon 2030 en 2015, il a joué un rôle capital dans le progrès de chaque objectif et dans leur mise en œuvre, un fait qui a été reconnu dans de nombreuses résolutions de l’Assemblée générale. Dans sa résolution 70/1, intitulée « Transformer le monde : le Programme de développement durable à l’horizon 2030», son rôle en matière de progrès social est clairement reconnu : « Le sport est lui aussi un élément important du développement durable. Nous apprécions sa contribution croissante au développement et à la paix par la tolérance et le respect qu’il préconise ; à l’autonomisation des femmes et des jeunes, de l’individu et de la collectivité ; et à la réalisation des objectifs de santé, d’éducation et d’inclusion sociale.

4-Histoire
Selon l’interprétation large de la notion, le sport est un phénomène universel dans le temps et dans l’espace humain, et, pour reprendre une maxime byzantine, « les peuples sans sport sont des peuples tristes ». Nombre de phénomènes qui paraissent récents, accompagnent en fait l’histoire du sport depuis l’origine : du professionnalisme au dopage, des supporters aux problèmes d’arbitrage. La Grèce, Rome, Byzance, l’Occident médiéval puis moderne, mais aussi l’Amérique précolombienne ou l’Asie, donnent tous une importance au sport. Certaines périodes sont surtout marquées par des interdits concernant le sport, comme c’est le cas en Grande-Bretagne du Moyen Âge à l’époque Moderne. Interrogée sur la question, la Justice anglaise tranche ainsi en 1748 que le cricket n’est pas un jeu illégal. Ce sport, comme tous les autres, figurait en effet sur des édits royaux d’interdiction régulièrement publiés par les monarques britanniques du xie au xve siècle. En 1477, la pratique d’un « jeu interdit » est ainsi passible de trois ans de prison. Malgré l’interdit, la pratique perdure, nécessitant un rappel quasi permanent à la règle.Le sport est l’une des pierres d’angle de l’éducation humaniste du xvie siècle. Les Anciens mettaient déjà sur le même plan éducation physique et intellectuelle. Pythagore était un brillant philosophe qui fut également champion de lutte puis entraîneur du grand champion Milon de Crotone. La Renaissance redécouvre les vertus éducatives du sport et, de Montaigne à Rabelais en passant par Girolamo Mercuriale, tous les auteurs à la base du mouvement humaniste intègrent le sport dans l’éducation (relire par exemple Gargantua). Chaque époque a eu son « sport-roi ». L’Antiquité fut ainsi l’âge d’or de la course de chars. Pendant plus d’un millénaire, les auriges, cochers des chars de course, étaient des « stars » adulées par les foules dans tout l’Empire romain. Le tournoi, qui consiste à livrer une véritable bataille de chevaliers, mais « sans haine », fut l’activité à la mode en Occident entre le xie et le xiiie siècle (il ne faut pas confondre le tournoi et la joute équestre, version très allégée du tournoi). La violence du tournoi cause sa perte, d’autant que le jeu de paume s’impose dès le xiiie siècle et jusqu’au xviie siècle comme le sport roi en Occident. Ce jeu de raquettes embrase Paris, la France puis le reste du monde occidental. Le xviiie siècle voit le déclin du jeu de paume et l’arrivée, ou plutôt le retour, des courses hippiques qui s’imposent comme le sport roi des xviiie et xixe siècles. La succession des courses hippiques fut âprement disputée car le nombre des sports structurés augmente spectaculairement dès la fin du xixe siècle. Le football devient ensuite et reste encore aujourd’hui (2018) l’incontestable sport « numéro un » sur la planète.Au-delà de ce tableau général coexistent des nuances régionales parfois très marquées. Ainsi, le football tient une place secondaire dans les pays de l’ancien empire britannique. En revanche, il cultive les autres sports que soutenait jadis la bonne société anglaise, du tennis au hockey sur gazon en passant par le rugby et le cricket. Le cricket a ainsi le statut national dans des pays comme l’Inde ou le Pakistan. De même, l’Amérique du Nord a donné naissance à plusieurs sports, le hockey sur glace et le basket-ball au Canada, le baseball et le football américain aux États-Unis, parvenant ainsi à échapper à la vague du football (appelé soccer en Amérique du Nord). En France, le sport roi de la fin du xixe siècle est le cyclisme qui garde la palme jusqu’au triomphe du football, entre les deux guerres mondiales. Le rugby n’est pas parvenu à mettre fin à la domination de ces deux sports, freiné par une implantation trop régionale. La puissance du mouvement sportif est aujourd’hui considérable, il est une des composantes de la mondialisation. Une fédération internationale comme la FIFA a la capacité de modifier les règlements et d’exiger sa mise en application à la planète entière. Certains ont donc pu estimer que le sport proposerait ainsi un premier modèle de mondialisation réelle. À l’inverse de cette structure centralisée, notons l’existence d’un mouvement sportif plus indépendant, notamment aux États-Unis. La NBA a des règles particulières distinctes de celles de la Fédération internationale de basket-ball, sauf pour les Jeux olympiques pour lesquels c’est la FIBA qui est chargée des épreuves. Le baseball américain illustre encore plus fortement cette décentralisation : les deux ligues qui s’affrontent pour le trophée des World Series – Ligue américaine et Ligue nationale – ne suivent pas les mêmes règles du jeu.

5-Physiologie et santé
La pratique équilibrée d’un sport aide à se maintenir en bonne santé physique et mentale. En revanche, le surmenage sportif et l’absence totale d’exercice physique sont nocifs pour la santé. La pratique du sport régulier maintient notre organisme en bonne santé, réduit le stress et augmente la capacité de réflexion.
5-1-Entraînement, compétition, récupération
La pratique d’un sport se décompose en trois types d’activités : l’entraînement sportif, la compétition et la récupération. L’entraînement a pour objectif de former et d’entraîner le pratiquant pour que ses performances augmentent. Pour être bénéfique, l’entraînement doit être réparti sur une succession de séances régulières, progressives et complémentaires les unes aux autres. La compétition a pour objectif de mesurer les sportifs entre eux et de récompenser les meilleurs. Pour de nombreux sportifs, la compétition est le moment le plus fort et le plus agréable de la pratique du sport. Enfin, la pratique d’un sport comprend des phases de récupération et de détente. L’objectif de ces séances est de laisser au corps de l’athlète le temps et le repos nécessaire pour qu’il se remette en état de produire les meilleurs efforts.

5-2-Compétences des sportifs
Chaque discipline fait appel à des compétences sportives particulières. L’équilibre, la force, la motricité, la vitesse, l’endurance, la concentration, le réflexe, la dextérité sont les compétences les plus connues. Certaines disciplines font plutôt appel à une seule compétence alors que d’autres font appel à un éventail de plusieurs compétences. Hormis les compétences sportives, il existe des facteurs physiques déterminants de la performance sportive, ces facteurs sont la force, la vitesse, l’endurance, la souplesse et la coordination des unités motrices (intra et intermusculaire+proprioception). Le succès dans une discipline dépend de la capacité du sportif à exécuter un geste précis. Certaines disciplines consistent à exécuter le geste le plus précis possible en disposant de tout le temps nécessaire à la préparation du geste. Le tir à l’arc est un exemple de ce type de disciplines. D’autres disciplines laissent peu de temps de préparation et le sportif doit ici exécuter son geste de manière spontanée. Le karaté est exemple de ce type de disciplines.

5-3-Bienfaits physiologiques et psychologiques
La pratique d’un sport fait travailler le système cardio-respiratoire et différent muscle. Elle permet de brûler des calories et donc de prévenir de l’obésité (prévention de l’obésité). Elle incite à avoir une alimentation correcte (alimentation du sportif). Elle facilite l’évacuation de la tension nerveuse accumulée dans la journée (ex : stress chez l’humain). Elle permet la découverte du corps et de ses limites. Elle facilite l’acquisition du sens de l’équilibre, soit dans des situations prévues (exercices de gymnastique), soit dans des situations imprévues (jeux de ballon, sports de combat). Il permet aussi au pratiquant de construire une méthodologie du travail, réutilisable pour d’autres disciplines. Il est recommandé de pratiquer un sport d’intensité moyenne ou, plus simplement, d’exercer une activité physique pendant un temps allant de 50 min à 1h30 si l’on veut avoir un effet sur le maintien ou l’abaissement de son poids, au moins trois fois/semaine. La marche est l’activité physique la plus pratiquée par un très grand nombre d’adultes et de personnes âgées. Une grande étude taïwanaise publiée en 2011 dans le journal médical The Lancet, a montré qu’une activité physique modérée de 15 minutes par jour ou 90 minutes par semaine pouvait diminuer la mortalité globale de 14 % contribuant ainsi à une augmentation de l’espérance de vie de 3 ans. Le sport donne lieu à la manifestation d’émotions intenses, souvent surmédiatisées. Elles effacent un corps contraint, policé par les heures d’entraînement. Ces émotions se déclenchent lors des confrontations ou des résultats de l’action. Il est exigé du sportif qu’il évacue les émotions dites négatives, tandis qu’il doit vivre à l’excès, en communion avec le public, les émotions dites positives. Cependant cette vision binaire rend difficile la compréhension des émotions humaines. L’univers sportif dilate les enjeux et l’émotion devient si forte qu’elle sort du corps, par effraction en quelque sorte. Au sortir de l’exercice solitaire et fort, elle restaure le lien social, par elle le héros ou l’héroïne retrouve une place dans la société. La pratique intensive du sport induit une difficulté permanente à exprimer ses émotions, une alexithymie, et ces moments sont les seuls prévus pour se libérer et, les mots manquants, le corps surjoue les expressions. Mais bien vite, le star-système impose sa loi, et exige de revenir à des manifestations codifiées, alors qu’il serait plus bénéfique pour tout le monde d’aider la personne à déchiffrer ses émotions.

5-4-Risques physiques et prévention
La pratique du sport présente des risques. Le sportif peut se blesser en faisant un faux mouvement, en chutant (entorse, élongation musculaire, claquage, fracture osseuse, traumatisme crânien) ou en recevant un coup. Il peut être victime d’un accident cardiovasculaire (du type infarctus du myocarde). Certains sports présentent des risques réels d’accidents corporels graves, tels que le traumatisme crânien ou la noyade, et leur pratique n’est autorisée qu’avec un équipement adapté, tels que : gilet de sauvetage pour le canoë, casque pour la descente en VTT, harnachement complet pour le gardien de hockey sur glace. Certains sports dits « extrêmes » présentent même de tels risques d’accidents mortels que leur pratique en est interdite. L’activité sportive intensive est source de blessures graves qui peuvent contraindre le sportif à s’arrêter et qui peuvent laisser des séquelles. La pratique d’un sport doit être adaptée à l’âge du pratiquant et à son état de fatigue. Une personne peut être marquée à vie par une activité sportive trop intense dans son enfance. Un sportif peut être obligé d’arrêter la pratique de son sport à la suite de séances d’entraînement ou de compétitions trop dures et trop fréquentes. La gymnastique artistique est l’exemple d’une discipline où de jeunes sportifs sont soumis à des exercices dangereux pour leur santé. La meilleure prévention contre les accidents consiste à pratiquer un sport dans les règles de l’art qui lui sont applicables : apprentissage des gestes techniques, apprentissage des règles de bonne pratique et de sécurité, entraînement régulier, échauffement préalable aux exercices violents, port des protections recommandées, alimentation adaptée avant, pendant et après l’effort, récupération entre les séances d’entraînement et entre les compétitions, respect des interdictions liées aux conditions météorologiques, pratique en groupe, etc. Des pratiques sportives de compensation sont largement recommandées dans le concept d’ergomotricité initié sur les lieux de travail pour lutter contre les accidents du travail. La visite médicale annuelle en début de saison permet d’obtenir l’avis d’un spécialiste sur la capacité d’un individu à pratiquer un sport. Le refus de poursuivre un effort qui semble trop difficile à supporter est un geste de sauvegarde de sa santé. Tels sont les principaux moyens de prévention des accidents.

5-5-Le dopage
Le dopage est un des risques pour la santé du sportif. Ce problème n’est toutefois pas spécifique au sportif .Le dopage consiste à utiliser des produits qui augmentent la performance par différents moyens tels que l’augmentation de la masse musculaire ou la résistance à la douleur. L’EPO est un exemple de produits dopants. Le dopage est une pratique de certains sportifs professionnels de haut niveau mais également de certains sportifs amateurs. Le dopage est efficace : il permet en général à ceux qui se dopent d’obtenir des performances supérieures à ce qu’elles seraient sans dopage. Le dopage est illicite : le sportif convaincu de dopage est sanctionné. Le dopage est dangereux pour la santé du sportif : certains décès de sportifs pourraient être la conséquence d’un dopage. La lutte et la prévention anti-dopage existent. Elles concernent tout le monde et, au tout premier plan, les sportifs, leur entourage professionnel et les organisateurs de compétitions. Les contrôles anti-dopage permettent de déterminer si le sportif a ou n’a pas été dopé pour obtenir son résultat dans la compétition. La déchéance d’un titre et l’exclusion à vie de toute compétition sont des exemples de sanctions. Les sports où les cas de dopages sont les plus connus du grand public sont le cyclisme, l’athlétisme, la natation et l’haltérophilie. Un numéro de la revue International Journal Of Sport Science and Physical Education fait le point sur le problème du dopage dans le sport. On y voit notamment le fait que les médecins du sport sont largement impliqués dans ce problème notamment dans les pays anglo-saxons. On voit également que la loi existante n’est pas adaptée au problème puisqu’en général les seuls punis sont les athlètes ou coureurs, alors que la plupart du temps c’est un système complexe et que tout l’entourage est impliqué voire dans certains cas (Tour de France cycliste), il s’agit pratiquement d’une tradition liée à l’activité qui donne lieu à un véritable rituel initiatique (lié aux pratiques dopantes) pour les participants. Des articles sont également parus sur le sujet dans la Éthique publique (Canada) et dans la Revista brasileira de ciencas do esporto (Brésil). Le dopage y est analysé notamment par Eric Perera comme associé à la pollution du corps, aux notions de pur et d’impur. Les travaux de l’anthropologue Mary Douglas (Purity and Danger. An analysis of the concept of pollution and taboo, 1965) servent de références pour mieux comprendre ce problème.

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